La Nouvelle Zélande vue par un Frenchy

Salut Sylvain, ça  fait maintenant,  un peu plus de 2 ans que tu  es en Nouvelle Zélande, est ce que tu  peux nous raconter comment c’est le bike à l’autre bout de la planète ?

Ici, on peut faire du vélo été comme hiver, il n’y a pas de froid extrême et les terrain sont propices à rouler par temps de pluie. Il y a des bikepark cross-country/enduro à proximité de toutes les grandes villes. 2715 trails répertoriés sur trailforks (contre 1580 en France).

Avec Rotorua, reconnu comme la destination enduro de l’année 2016 et le tout nouveau Bikepark de Christchurch qui est le plus grand bikepark de l’hémisphère sud, la nouvelle Zélande est le paradis du ride.

On retrouve une énorme variété de terrain, on retrouve un sol sec et des racines sur l’ile du nord et des montagnes rocailleuse sur l’ ile du sud.

Et les stations c’est comment ? On voit souvent des vidéos de Queenstown, c’est les Portes du Soleil néozélandais ou rien à voir ?

En nouvelle Zélande, il faut bien souvent remonter en poussant le vélo ou en vélo-taxi. Seulement 3 bikeparks ont des remontées mécaniques (Queenstown, Rotorua et Christchurch) Donc un bon vélo d’enduro est préférable.

Il n’y a pas de domaine comme les portes du soleil mais par exemple Rotorua à elle seule possède 208 pistes répertoriées Ou Queenstown et ses 99 pistes dont une bonne partie avec remontée mécanique, il y a de quoi rouler pour plusieurs semaines.

Il y a aussi beaucoup de terrains privés de dirt ou descente.

T’as participé à  des courses nationales, c’est comment l’orga là-bas ?

C’est en effet différent de la France, tout se déroule en une journée avec les reconnaissances le matin et les deux manches l’après-midi.

Il y a entre 100 et 150 pilotes classés par catégorie comme en France. Les genoux et coudes doivent être couverts et les catégories en dessous de 19 ans doivent porter une minerve de cou.

Pas besoin de licence pour rouler et en cas d’accident (uniquement accident) leur système de couverture santé marche super bien pour un touriste, mieux qu’en France, 0$ à débourser.

Et les pistes ? Y’a de la pente, y’a des sauts, y’a du pédalage, c’est physique ?

La plupart des pistes se font entre 2 et 3 minutes pour les plus rapides, la pente est moins importante qu’en France donc il y a parfois des séquences de pédalage.

Les courses sont situées entre 100 et 1000 m d’altitudes donc on n’a pas affaires aux pistes rocailleuses des Alpes Françaises mais les sauts ne sont pas limite avec par exemple à Hunua, un gap de 17 mètres de long.

https://www.youtube.com/watch?v=6L7V6SdJIKI

On doit tout donner pendant 2,3 minutes et les écarts sont faibles, on arrive généralement avec 1 poumon en moins.

Les pistes sont vraiment plus travaillées avec des whoops, des virages relevés, des pierriers créés, des sauts énormes. Le boulot fournis par les shappeurs de pistes est énorme, c’est des heures de travail avec des nouvelles sections chaque années.

Donc les pistes sont vraiment plus plaisantes et permettent une progression bien plus rapide qu’en France, les jeunes peuvent sauter les énormes sauts si ils le veulent.

De plus, le gouvernement vient aider les jeunes à progresser en créant par exemple un pôle performance avec des coachs et des préparateurs sportif.

 

Si  tu  devais comparer les courses en NZ par rapport  aux coupes de France

Principalement l’ambiance est meilleure, tout le monde se connait, les commissaires sont vraiment relax, il n’y a pas d’ordre de départ donc pas de retard possible. Le niveau est tout aussi relevé avec des tops pilotes comme wyn master ou brook Macdonald.

Les pistes sont créées par des pilotes qui savent ce que l’on veut, qui testent les pistes avec aucune section « grand chemin 4×4 », aucune piste ne m’a déçu, même en condition de pluie, où les équipes viennent modifier la pistes pour avoir des sauts sautables et rien de dangereux.

Enfin les pistes ne sont pas monotrace mais on peut avoir 3,4 possibilités enchaînement donc le repérage de piste est primordial pour gagner les quelques secondes qui font la différence.

Et pour finir si  tu  devais donner quelques conseils à  un  Frenchy qui voudrait passer du temps en NZ pour  ses vacances ?

De ne pas se limiter à Queenstown mais d’aller visiter les petits trails en périphérie des villes avec un bon enduro