Coupe Auvergne Rhône-Alpes VTT

Les crankworx font-ils moins rêver?

On est un peu provoque avec ce titre, mais force est de constater que d’année en année l’aura des crankworx diminue, surtout si l’on regarde l’Europe. Cet évènement a été créé en 2004, il y’a près de 20 ans et a connu son point d’orgue il y’a une dizaine d’années, où c’était alors clairement l’évènement vtt planétaire pour les disciplines gravity. Tu avais bien sûr la canadian open dh sur la mythique A-line mais surtout le slopestyle!

Cette année, les crankworx fêteront leur grand retour à Whistler après 2 éditions annulées. Il y’aura foule à n’en pas douter vu la ferveur des habitants de British Columbia pour le Courchevel local. L’entrée sera même payante, mais excepté Pinkbike média canadien dont l’impartialité internationale peut prêter à sourire, quel sera l’audience?

Une semaine après Mont-Saint-Anne, le planning est plutôt bon pour accueillir les pilotes de la world cup, mais voilà Vancouver-Montreal qui peut paraitre à côté d’un oeil européen est situé à 5h d’avion! Sûrement qu’ils ne seront pas si nombreux, même si les primes de course sont alléchantes!

Pour le slopestyle, les meilleurs mondiaux seront là, c’est clairement un énorme moment pour leur saison, mais même si le parcours est refait chaque année, on a comme l’impression de déjà vu avec un back ou un tail-whip en plus chaque année. Peut-être qu’une RedBull Rampage attire plus aussi, par l’originalité des lignes que certains peuvent choisir, là où le slope à Whistler est très mono-ligne.

Brendog sur le rock drop, une ligne originale qui a marqué les esprits / Credit photo redbullcontent

Enfin le King & Queen of Crankworx, qui sur le papier est une merveilleuse idée, peut-être un casse tête pour les pilotes comme pour les marques qui commencent à s’en désintéresser (il n’y a qu’à se rappeler l’histoire d’Adrien Loron qui s’est retrouvé récemment sans marque de vélo). Pour les pilotes, il faut parfois faire l’impasse sur certains essais de certaines épreuves pour pouvoir courir certaines finales, mêmes si les choses tendent à s’améliorer avec le temps. Pour les marques, il faut en plus du très beau billet à sortir, avoir toutes les disciplines dans sa page catalogue (vélo de dirt pour le pumptrack, vélo de 4cross pour le dual slalom & speed & style, vélo de DH pour la DH…) ce qui est loin d’être le cas de toutes les marques …

King and Queen of Crankworx, Jill Kintner and Tomas Slavik, Photo: Scott Robarts

Seule vraie lueur d’espoir, l’intégration de compétition internationales renommées comme une manche des enduro world series. Et là vous me voyez venir, avouez que ça aurait de la gueule une manche de coupe du monde de DH à Whistler! Avec l’arrivée de Discovery qui a l’air d’être un fervent partisan du sport spectacle, peut-être que certaines choses vont changer!